Le réseau national d'alerte : sirène

Les sirènes d'alerte

 
 
Les sirènes d'alerte

Chaque premier mercredi du mois à 12h, le Réseau National d’Alerte est testé et les sirènes retentissent partout en France. Comment reconnaître le signal d’alerte en cas de crise sévère et quelles sont les mesures réflexes à mettre en œuvre aussitôt ? Rappel...

Le réseau national d’alerte (RNA), constitué d’environ 4 500 sirènes, a pour but d’alerter la population en cas de danger immédiat. Les sirènes émettent alors un signal modulé, montant et descendant, composé de trois séquences d’une minute 41 secondes, séparées par un silence de cinq secondes.

Les essais de sirènes du réseau national d’alerte se déroulent le premier mercredi de chaque mois, à midi.

Sirènes : pour quoi faire ?

Ce réseau, hérité de la seconde guerre mondiale, conçu au départ pour alerter les populations d’une menace aérienne (bombardement classique ou nucléaire), peut être utilisé pour faire face à la montée des risques technologiques ou naturels sans pour autant méconnaître les menaces militaires ou terroristes.

Lors d’un accident majeur ou d’une grande catastrophe (nuage toxique, accident nucléaire...), les sirènes du RNA permettent, de jour comme de nuit, d’attirer rapidement l’attention des populations pour qu’elles prennent les mesures de sauvegarde appropriées.

L’alerte des populations au moyen des sirènes peut être complétée par d’autres dispositifs comme par exemple, les sirènes ou haut-parleurs montées sur des véhicules, très utiles dans les zones rurales ou isolées.

Comment reconnaître le signal ?

La France a défini un signal unique au plan national (Décret n°2005-1269 du 12 octobre 2005, Arrêté du 23 mars 2007). Il se compose d’un son modulé, montant et descendant, de trois séquences d’une minute 41 secondes séparées par un silence de cinq secondes. Il ne peut donc pas être confondu avec le signal d’essai d’une minute seulement, diffusé à midi le premier mercredi de chaque mois ou avec les déclenchements brefs utilisés par certaines communes pour l’appel des pompiers. La fin de l’alerte est annoncée par un signal continu de 30 secondes.

 

Ce qu’il faut faire

La mise à l’abri est la protection immédiate la plus efficace. Elle permet d’attendre dans les meilleures conditions possibles l’arrivée des secours.

Au signal, il faut :

- rejoindre sans délai un local clos, de préférence sans fenêtre, en bouchant si possible soigneusement les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées…);

- arrêter climatisation, chauffage et ventilation;

- se mettre à l’écoute de la radio : France Inter, France Info ou des radios locales.

Ce qu’il ne faut pas faire :

- rester dans un véhicule;

 - aller chercher ses enfants à l’école (les enseignants se chargent de leur sécurité);

 - téléphoner (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours);

- rester près des vitres;

- ouvrir les fenêtres pour savoir ce qui se passe dehors;

- allumer une quelconque flamme (risque d’explosion);

- quitter l’abri sans consigne des autorités.

La sécurité est l’affaire de chacun, il est normal de s’y préparer.

 L’alerte est destinée à prévenir de l’imminence d’une situation mettant en jeu la sécurité de la population et permet de prendre immédiatement les mesures de protection.
 Elle peut être donnée pour signaler un nuage toxique ou explosif, un risque radioactif, une menace d’agression aérienne, certains risques naturels.

Une seule source d’information : la radio

Mettez-vous immédiatement à l’écoute des stations locales du réseau France Bleu, de France Inter ou de France Info. C’est par ce moyen que vous recevrez les informations sur la nature du risque, ainsi que les premières consignes. Le cas échéant, ces informations seront également diffusées sur les radios locales.

 Pour connaître les fréquences de ces radios, cliquez ici.

En conclusion, lorsque les sirènes d’alerte retentissent en dehors du test mensuel, il faut se mettre à l’abri et à l’écoute.