Objectif ZERO PHYTO

 

La réduction de l’utilisation des pesticides est une nécessité au regard de leurs effets sur la santé humaine, et également sur l’environnement, l’eau, la biodiversité et les écosystèmes qui en dépendent. Tous les utilisateurs de pesticides (agriculteurs, particuliers collectivités et gestionnaires d’infrastructures) doivent se mobiliser pour mettre en œuvre des solutions alternatives sans pesticides.

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    Les pesticides, étymologiquement « tueurs de fléaux » sont appelés, dans la réglementation nationale et européenne « produits phytosanitaires ». Les producteurs de pesticides utilisent aussi l'appellation « produits phytopharmaceutiques ». Ces trois termes désignent les produits dont les propriétés chimiques contribuent à la protection des végétaux. Ils sont destinés essentiellement à détruire, limiter ou

repousser les éléments indésirables à la croissance des plantes, insectes et parasites. Ils luttent contre les maladies des cultures ou sont utilisés pour désherber.

Il existe plusieurs types de pesticides dont les principaux sont :

  •  les herbicides, contre les herbes indésirables,
  •  les insecticides contre les insectes,
  •  les fongicides, contre les maladies causées par les champignons.

On peut rajouter une autre catégorie épandue en moindre quantité mais utilisée par les jardiniers amateurs : les anti-nuisibles (exemple anti-limaces).

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte prévoit qu’il ne peut plus être utilisé de produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des espaces verts, des forêts, des voiries ou des promenades accessibles ou ouverts au public depuis le 1er janvier 2017, en dehors des exceptions prévues par la loi.

Les particuliers sont également concernés par cette loi.

• Depuis le 1er janvier 2017, la vente en libre-service des pesticides chimiques n’est plus autorisée. Ces produits sont délivrés après un conseil personnalisé donné par un vendeur certifié.

• Au 1er janvier 2019, la vente et l’usage des pesticides chimiques seront interdits aux particuliers.

Les produits qualifiés à faibles risques, les produits qui utilisent les mécanismes naturels (dits de biocontrôle), et ceux utilisables en agriculture biologique restent autorisés.

En cas de danger sanitaire, les traitements contre les organismes nuisibles pourront être autorisés par arrêté ministériel ou préfectoral.

Les produits phytosanitaires sont des déchets dangereux. Il est interdit de les mélanger aux ordures ménagères classiques ou aux bacs de recyclage. Il est interdit de les brûler, enterrer ou jeter directement dans la nature sous peine de 2 ans de prison et/ou 75 000 euros d’amende (article L. 541-46 du code de l’environnement).

Ils doivent être  :

  •  pour les particuliers déposés dans une déchetterie dans le bac destinés à cet effet ;
  •  pour les professionnels traités par une filière d’élimination des produits phytosanitaires. Pour trouver le point de collecte le plus proche recensé par A.D.I.VALOR sur la page http://www.adivalor.fr 

en s’assurant que les contenants soient hermétiquement fermés pour éviter les écoulements.

Les produits phytosanitaires ne sont ni recyclés ni régénérés. Ils sont incinérés dans des usines spécialisées.

Des informations utiles sont disponibles sur le site http://www.developpement-durable.gouv.fr

ou sur le site de l’Agence Régionale pour l’Environnement http://www.arpe-paca.org (rubrique espace vert).