Le désenclavement de Digne-les-Bains

 

Pour améliorer l’accès à la ville préfecture et, plus largement, à l’Est du département, deux projets sont en cours d’étude, l’un routier et l’autre ferroviaire.

I/ Le réaménagement de la RN85 entre Digne et Les Mées (A51)

A l’occasion d’un comité de pilotage qui s’est tenu le 6 juillet 2012 à la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, l’État, le Conseil régional PACA et le Conseil général des Alpes-de-Haute-Provence ont retenu le schéma préférentiel d’aménagement de la RN 85 entre Digne-les-Bains et Les Mées.

Comme l’a rappelé Hugues Parant, Préfet de la région Provence-Alpes Côte d’Azur, cette décision collective, qui va permettre de réaliser une liaison rapide et sécurisée entre Digne-les-Bains et le carrefour du Val de Durance, constitue un acte fort d’aménagement et de désenclavement du territoire régional.

Ce comité de pilotage était réuni sous la présidence d’Hugues Parant, Préfet de région, Jean-Louis Bianco, Président du Conseil général et Jean-Marc Coppola, Vice-président du Conseil régional représentant le Président du Conseil régional, en présence de Michel Papaud, Préfet des Alpes-de-Haute-Provence, des parlementaires du département et des maires des communes traversées par la RN85. Tous les acteurs de cette réunion se sont félicités du consensus trouvé.

Les participants à ce comité de pilotage ont validé les principes directeurs du projet d’aménagement qui repose sur trois éléments principaux :

  • La création d’une voirie à 4 voies sur l’ensemble des tronçons sur lesquels ce type d’aménagement est possible : des aménagements à 2 fois 2 voies, deux déviations ainsi que des carrefours dénivelés seront créés pour accroître la fluidité du trafic ;
  • La compatibilité de l’opération avec le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Digne-Saint-Auban : parmi les hypothèses étudiées, celles qui conduisaient à supprimer ou à déplacer certaines portions de la voie ferrée, et donc à remettre en cause le projet ferroviaire, ont été écartées ;
  • De premières opérations seront engagées dès la fin de l’année 2014 et le début 2015 dans le cadre des engagements financiers du Programme de Modernisation des Itinéraires Routiers (PDMI) 2009-2014, en préfiguration de l’aménagement ultérieur qui concernera l’ensemble des tronçons entre Digne-les-Bains et Les Mées (A51) et qui suivra à compter de 2016.

Ce schéma de principe adopté, qui sera traduit de façon plus précise suite aux différentes phases de concertation qui vont s’ouvrir à présent, met en œuvre ces trois grandes orientations.

Consulter le schéma d’aménagement :

> carte RN 85 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 4,24 Mb

Il apporte une réponse adaptée aux enjeux de désenclavement du bassin Dignois, d’amélioration de la fluidité du trafic et de la sécurité routière, de préservation du milieu naturel et de l’activité agricole.

Focus :

Le programme de modernisation des itinéraires routiers (PDMI) a été établi pour la période 2009 – 2014 en tenant compte des nouvelles orientations qui se sont dégagées suite au Grenelle de l'environnement en matière d'entretien, de modernisation et de développement des réseaux (réduction des impacts environnementaux, réduction de la consommation des espaces agricoles et naturels, améliorer la qualité environnementale des infrastructures et le cadre de vie des riverains, optimiser les routes existantes par des aménagements localisés et renforcer l'accessibilité des territoires).

Pour les Alpes-de-Haute-Provence, la liste des opérations prévue dans le cadre du PDMI de Provence-Alpes-Côte-D’azur (PACA) est la suivante :

  • Études relatives à l'aménagement de la RN85 pour la desserte de Digne-les-Bains ;
  • Déviation de Barrême (RN 202) ;
  • Tunnel des clues de Chabrières (RN 202) ;
  • Aménagements de carrefours (Château-Arnoux en particulier : RN85) ;
  • Protections contre les risques naturels (RN85 – RN202).

II) La réouverture de la ligne ferroviaire entre Digne-les-Bains et Saint-Auban

L’État, le Conseil régional et le Conseil général réaffirment leur souhait de faire aboutir le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Digne-Saint-Auban

Un comité de pilotage relatif à la réouverture de la ligne ferroviaire Digne-Saint-Auban s’est tenu lundi 4 février en préfecture en présence de Michel PAPAUD, Préfet des Alpes-de-Haute-Provence, Gilbert SAUVAN, Député, Président du Conseil général et Jean Yves PETIT, Vice-président du Conseil régional. Ce comité de pilotage a été suivi par une réunion d’information et de concertation avec les maires concernés par le projet de ligne ferroviaire.

Le comité de pilotage a permis d’analyser les suites à donner au projet de réactivation de la ligne ferroviaire Digne-Saint-Auban au regard des résultats de différentes études menées sur la ligne.

Les études relatives à la traversée d’Arkéma, qui ont été présentées par Réseau Ferré de France, font apparaître un coût des travaux compris entre 28 et 63 M€ selon l’option retenue, à ajouter au coût des investissements ferroviaires qui pourraient, en première analyse, approcher les 70 M€. Une expertise juridique et technique sera conduite afin d’optimiser, autant que faire se peut, ce coût dans le respect des enjeux de sécurité.

Une étude sera par ailleurs nécessaire pour approfondir la définition des besoins des usagers.

Enfin le comité de pilotage a souhaité qu’une réflexion soit conduite pour confirmer les contraintes des mesures adoptées pour le chiffrage du coût des infrastructures.

A l’issue du comité de pilotage, l’État, le Conseil régional et le Conseil général ont réaffirmé leur souhait de faire aboutir le projet de réouverture de la ligne ferroviaire Digne-Saint-Auban dont les études d’avant-projet pourraient relever du CPER 2014-2020. Ce projet est complémentaire du projet de réaménagement de la RN 85 entre Digne et Les Mées dont l’itinéraire préférentiel a été arrêté à la suite au comité de pilotage du 6 juillet 2012. Ces deux projets ne s’inscrivent toutefois pas dans le même calendrier eu égard à la complexité des analyses techniques et juridiques à conduire et des procédures à mener.

Par ailleurs, les membres du comité de pilotage ont décidé d’engager sans attendre  une réflexion sur les solutions d’optimisation et de renforcement des transports en commun existants. Le comité souhaite que ces solutions puissent être mises en œuvre au plus vite afin d’obtenir rapidement un niveau de service de transport en commun répondant aux besoins des actifs et résidents bas-alpins, y compris occasionnels.

haut de page